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02/07/2017

Moralisation des députés, promesses non tenues


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François Bayrou a dégagé, sans doute pour que la loi de moralisation des élus soit mieux édulcorée. Pourquoi ? Parce que Emmanuel Macron s’est aperçu que La République en Marche et même à l’arrêt se serait privée, en étant trop stricte dans la loi de moralisation de la vie publique, de députés compétents et expérimentés. Car la compétence et l’expérience ont parfois plus d’importance que la simple blancheur.

 




 


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La chasse aux conflits d’intérêts n’est donc pas ouverte. Une petite pensée pour la famille Dassault, Marcel Dassault, Serge Dassault et Olivier Dassault. Si j’en ai oublié un, qu’il me pardonne.

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Lire aussi :
"Serge Dassault est rassuré : sa prison sera fictive"

 
 

et une pensée aussi pour DSK, avec Christine Lagarde venue en dépannage.

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01/06/2017

Le verdict Macron : c’est au peuple de décider


En fonction quand même d’une pré-décision, ou non-décision de justice, car il y a innocent et innocent, l’innocent non mis en examen, et l’innocent mis en examen qui lui n’est que présumé. Et comme Richard Ferrand n’est pas encore présumé innocent, il est donc totalement innocent.

Ce n’est pas un problème de légalité mais un problème de morale et de probité.

Donc Ferrand plus innocent que Fillon qui lui n’était que présumé innocent, c’est au peuple de décider si l’enrichissement légal de ses proches grâce à des règles déontologiques de gouvernance des mutuelles et institutions de prévoyance qui manquent clairement de rigueur et de transparence est compatible avec une fonction de député.

Les précédents dont celui des Balkany laissent perplexes sur l’idée que l’électeur se décide sur le seul critère de la probité des candidats. C’est bien d’ailleurs parce que cette idée n’est pas vérifiée dans la réalité des élections que le Président Macron a décidé de faire une loi sur le sujet, la loi dite de moralisation de la vie politique.

Le peuple doit-il être totalement souverain ou la justice doit-elle être au-dessus du peuple ? c’est bien la question sous-jacente de cette future loi.

 

Mais en même temps, si le peuple est le juge, il faut bien lui remettre toutes les pièces du dossier, sans rien cacher et en toute transparence, sinon le peuple ne peut pas prendre sa décision en pleine connaissance de cause. Et c’est bien sur ce point que la défense Macron-Ferrand est mal ferrée.


19/02/2017

François Fillon, moi président


Le portrait d’un Président idéal, le sien, par François Fillon, à La Baule en septembre 2016(*) :

 




 


Mais depuis il a un peu évolué :

 




 


 
 

fillouette ou Fillon-girouette
Pour en savoir plus…

 
 

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(*)
« Pour convaincre les Français, pour les convaincre de faire des efforts, pour les convaincre de donner le meilleur d’eux mêmes, il y a des conditions à remplir.
Et d’abord il faut tisser avec eux un lien de sincérité et d’honnêteté.
Sincérité sur notre bilan, sincérité sur l’état de la France, honnêteté sur les efforts qu’il faut consentir pour être une nation indépendante et prospère, honnêteté des comportements politiques car comment imposer le respect de l’Etat et de la Loi si les dirigeants s’écartent eux-mêmes de leurs devoirs ?
La droiture, la droiture doit être une vertu de la droite : c’est l’une des conditions de la confiance, c’est aussi l’une des conditions de l’autorité de nos institutions dont nous devons recréer le crédit.
Et ce crédit vous le savez, il n’a pas seulement été atteint ces dernières années par les affaires, il l’a été aussi par une pratique des pouvoirs qui a démonétisé la fonction présidentielle.

(…)

Oui mes amis je veux exercer la fonction présidentielle comme de Gaulle voulait qu’elle le soit, c'est-à-dire avec dignité, avec grandeur mais aussi avec rigueur. Nous avons besoin d’une nouvelle éthique républicaine, une nouvelle éthique républicaine pour rendre aux détenteurs de l’autorité l’exemplarité sans laquelle le pouvoir n’est pas légitime.

Un gouvernement de 15 ministres choisis en fonction de leur seule compétence et de leur exemplarité, ouvert à la société civile. Zéro privilège ou passe droit, plus de cortèges, de cabinets ministériels pléthoriques, de fonctions gouvernementales inutiles ou de complaisance.

Le statut de la fonction publique sera passé à la paille de fer pour en gommer tous les avantages injustifiés.

(…)

En réalité Il suffirait de tellement peu de choses pour que la France retrouve confiance en elle même.
Il suffirait que le travail soit justement récompensé.
Il suffirait que les efforts soient justement répartis.
Il suffirait que le mérite l’emporte sur les corporatismes et les réseaux.
Il suffirait que la réussite redevienne une valeur.

C’est le cri de désespoir d’une immense majorité de Français lassés de travailler pour ceux qui ne travaillent pas, lassés de voir tous leurs efforts engloutis dans le fonctionnement d’un système social qui n’est ni juste ni efficace. »