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28/10/2016

L’administration serait-elle volontairement bête ?



L’administration chargée des demandeurs d’asile, notamment.

Un exemple décrit dans cette pétition qui circule :

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La famille Diab est arrivée de Syrie en septembre, et a fait une demande d’asile en bonne et due forme. Elle s’est orientée vers Saint-Nazaire, prenant provisoirement un logement à ses frais, car Yasser Diab, le père de famille, qui était enseignant chercheur à Damas, avait besoin d'être dans notre ville où il suit une formation de doctorat en génie électrique à l'IUT.

Les trois enfants de Yasser et Manar Diab, âgés de 9, 7 et 6 ans, ont parfaitement réussi leur intégration à l’école Jean Jaurès de Saint-Nazaire, et commencent déjà à parler le français.

Bien évidemment, la famille ne pourra pas assurer le paiement d’un loyer très longtemps, et à cet effet, une demande de logement en CADA a été effectuée.

Début octobre, l’OFII de Paris a indiqué à cette famille qu’ils avaient une place en CADA à Vannes et qu'ils devaient s'y rendre sans tarder.

L’administration française, bien que parfaitement au courant de la situation particulière de Yasser Diab a donc sciemment décidé de ne pas en tenir compte, alors qu’il existe des dizaines de places CADA actuellement inoccupées à St Nazaire !

M. Diab a porté réclamation sur le fait qu'habiter à Vannes tout en devant venir à St Nazaire tous les jours était intenable pour lui. L’OFII a répondu par la négative, menaçant la famille de lui retirer son Allocation de Demandeurs d’Asile si elle refuse de se plier à cette décision. La famille envisage maintenant de se scinder en deux : Manar vivrait seule à Vannes avec ses trois enfants, dont l’aîné souffre d’un traumatisme psychologique avec des conséquences sur sa croissance, pendant que Yasser resterait à St Nazaire.

Nous demandons que cette famille durement éprouvée par la guerre, puisse rester unie sur Saint-Nazaire, dans une des places libres en CADA, afin de sortir de cette situation ubuesque.