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22/07/2015

La justice est-elle juge de la révision de l’histoire de La Rocque ?


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La Rocque n’était pas fasciste, oui mais… quand même…

« Nous payons la propagande du Front populaire qui avait désigné le colonel de La Rocque et les Croix-de-feu comme l'incarnation du fascisme », soutient le petit-fils du colonel François de La Rocque.

Oui sans doute, mais le colonel François de La Rocque avait-il été lui-même très gentil dans ses critiques contre le Front populaire ? Par exemple :
« D’autre part, Léon Blum et ses équipes frelatées ont littéralement encombré les cabinets ministériels, les postes importants et rémunérateurs d’une clientèle israélite le plus souvent révolutionnaire, parfois allemande ou naturalisée de fraîche date et indiscrète. »


À lire dans l’Histoire, le magazine de référence des passionnés de l’histoire :

"Carte Blanche Droit de réponse par Pierre Assouline"

 

Pour en savoir plus…

 

En interlude pendant ma recherche sur le tonton La Rocque cantalou (cf. la dernière invention de Bruno de La Rocque, lui aussi grand spécialiste de la révision de l’histoire).

17/06/2015

Polémique Zemmour, la "pantalonnade" de La Rocque

Article publié le 15/10/2014 sur le site du Nouvel Observateur, sur le blog "La fainéantitude", un des blogs censurés suite à l’intervention d’un fanatique dont La Rocque dit ne pas être le commanditaire.


Métèque sous Vichy, voici la fiction qui se termina en "pantalonnade"(*) sur le blog de BL alias Caquedrole.

 
 

Fiction et leçon




Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite et volontaire.

Deux personnages de fiction donc, mais tirées d’histoires vraies. C’est l’histoire de deux juifs, dans les années 40, installés sur le sol français sur lequel les juifs pensaient être en sécurité, enfin surtout les souchiens, car les métèques les autres s’en fichaient, même naturalisés dans les années 30.

L’un faisait confiance au gouvernement français qui "collaborait" pour le bien des français, pour leur rendre la vie sous l’occupation moins désagréable. Comme on lui avait demandé de se déclarer comme juif, respectueux des lois de la République l’Etat français, il l’avait fait et avait eu droit à un joli tampon sur sa carte d’identité.

Le second avait connu dans sa jeunesse les pogroms. Il savait ce que les mesures anti-juives signifiaient, on n’avait pas besoin de lui faire un dessin. Il savait comment cela se terminerait. Aussi sa carte ne portait pas le joli tampon.

Au premier contrôle de la police française, le premier disparut. On retrouva sa trace plus tard dans un pays étranger : la police française, à l’insu de son plein gré semble-t-il, l’avait envoyé en Pologne.

Le second fut pris dans des contrôles à trois reprises. Il eut beaucoup de chance, on ne regarda pas dans sa culotte. Et une nuit il eut encore plus de chance : la femme du gendarme vint dans la nuit cogner à sa porte pour lui expliquer que son mari l’avait envoyée pour lui dire qu’au petit matin il avait instruction de venir le cueillir. Sa chance, mais aussi son intelligence l’avaient sauvé.

Pour traverser ces périodes troublées en effet, sans doute fallait-il de la chance, mais de l’intelligence aussi était nécessaire, soutenue par la connaissance des persécutions et des méthodes des persécuteurs.

Donc le second eu de la chance, et suffisamment d’intelligence pour la saisir.

 
 


D’où la morale de cette histoire : connaître l’antisémitisme permet aux juifs de survivre.

 
 


[lire la suite et les commentaires]

 

Dont cet extrait, sur l’UGIF, « filiale de la Gestapo » selon certains :
« D’une manière générale, Asher Cohen juge sévèrement les institutions juives, l’Union générale des Israélites en France (UGIF) et le Consistoire israélite. Si elles apportèrent une aide sociale et financière à tous les réfugiés, elles eurent du mal à ne pas faire une discrimination entre les israélites français, d’une part, et les juifs immigrés ou récemment naturalisés, d’autre part. Les dirigeants du Consistoire, avec leur légalisme bourgeois, représentaient davantage les premiers que les seconds, dont ils rejetaient le goût pour l’action illégale.

Cette difficulté à transcender la distinction entre juifs, selon qu’ils sont français ou étrangers, rejoignait l’attitude de Vichy qui, en accentuant la cassure, croyait ainsi soustraire les premiers aux persécutions tout en se débarrassant des seconds. »



 

Sur le même sujet :
"Lecture conseillée"
"Dieudonné et censure, comment lutter contre l’antisémitisme ?"

 
 





 
 
 

(*) "pantalonnade" : bon mot inventé par Caquedrole, une gogues-nardise pour gourmet, pour nommer le « baissez votre pantalon » des nazis et des flics français à leur bottes qui vérifiaient la religion du raflé.
Caquedrole ne peut pas dire qu’il ne savait pas : "La pantalonnade n’est pas la percitude"


Zemmour, Pétain, La Rocque, Badinter et les autres

« cette distinction entre nationaux et métèques (ce mot me fait horreur, et ce n’est pas récent) »


Les métèques, expliqués par Bruno de La Roque sur un blog de défense des israéliens extrémistes.

Article publié le 14/10/2014 sur le site du Nouvel Observateur, sur le blog "La fainéantitude", un des blogs censurés suite à l’intervention d’un fanatique dont La Rocque dit ne pas être le commanditaire.

 
 

14/10/2014

Colonel de La Rocque, droit de réponse refusé




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Motif notifié (14/10/2014 12h12) du refoulement par la PAF : "Propos potentiellement non conformes à la loi".


Commentaire mettant en cause le blogueur j.michel :
« Bonjour,
Je suis loin de ma base, ce ui a l'inconvénient pour moi de n'avoir pas sous les yeux certaine références de titres ou de dates dont j'aurais souhaité disposer pour certaines remarques que j'ai la tentation de faire.

Loin de ma base et loin des publications et échanges sur le site (ce qui est... reposant), sinon avoir pondu quelque chose à mettre en ligne sur mon blog... C'est presque un heureux hasard qui m'a conduit cet après-midi à rouvrir mon petit netbook et vérifier la mise en ligne de ma dernière note... et cliquer sur votre blog dans la colonne du "léplulu".

Je n'ai pas lu Zemmour, ni même vu l'émission citée. Mais les commentaires (outre la note d'Allegra) sont intéressants. Y compris celui qui fait allusion au "vénéré" (en esayant d'en oublier le fiel).

Sur mai et juin 1940, j'ai souvent cité le "A mort la gueuse" de Gérard Boulanger. Sa thèse est celle du complot contre la république d'un maréchal de France ayant accumulé les honneurs, ministre de la guerre, mais à qui cela ne suffisait pas. Le début de débâcle militaire est pour lui l'occasion de parvenir à son désir de pouvoir et d'instauration d'une "révolution nationale", conservatrice et nationaliste. Les déplacements du gouvernement dont il faisait partie se sont, de sa part, accompagnées d'intenses tractations, entretiens téléphoniques, conversations... Entre autres avec Weygand qu'il lui faut installer comme "généralissime" (à la place de Gamelin) en lui vantant l'honneur de la situation et en restant sibyllin sur une éventuelle poursuite de la lutte après un nécessaire armistice (eh oui !) à partir de forces qu'on essaiera de mettre à l'abri et, pourquoi pas, de l'Empire français. Avec Darlan, farouchement patriote et décidé à se battre. Il n'en fera un allié qu'en lui signifiant qu'il sera son n°2 (il ne pouvait pas encore dire "dauphin"). Son allié civil dans le gouvernement était le maire de Bordeaux Adrien Marquet. Dès l'arrivée à Bordeaux, Marquet s'arrange pour que Pétain ait les moyens d'agir alors que Raynaud et Lebrun sont relativement neutralisés ; Raynaud en plus sous l'influence d'une maîtresse... influente mais de mauvais conseil. Pétain a tout fait pour faire prospérer son idée de cessation des combats. Lorsque Lebrun le nomme Président du Conseil à la place de Raynaud, ni le Président de la Chambre (2ème personnage de l'Etat), ni celui du Sénat ne sont présents. L'annonce n'en est pas faite par la Présidence de la République mais par Pétain lui-même. La République est, de fait, passée à la trappe. Maurras va soutenir Pétain lorsque les pleins pouvoirs seront votés mais on a déjà interné un "collègue", le ministre Mandel. Comme par hasard... un juif. En fait, juifs et francs-maçons vont pouvoir être pourchassés, internés, au minimum victimes de mesures administratives déshonorantes... Le Pouvoir "pétainiste" (il ne s'agit pas encore de Laval) est clairement antisémite (ainsi qu'anticommuniste). Un officier s'en rendra vite compte lui-aussi : PMF. De toute façon, le Front populaire et la "juiverie" sont responsables de la défaite. Léon Blum à ce titre "cumule" !!!...

Cela pour compléter ce que Nolats rappelle et donner un éclairage qui fait qu'on ne peut "innocenter" Vichy puisque cela (les mesures anti-israélites) était de toute façon en germe dès juin 40.

Alors, intervient ensuite cet ensemble bizarre, dépareillé, qu'on appelle "Vichy". Les thèses de Paxton ne sont pas systématiquement en phase, et sont même sur certains points antagonistes, avec celles de Winocq ou Berstein, pas seulement sur le "fascisme" français des années trente mais aussi sur le comportement de certains futurs "vichysto-résistants" et plus ou moins admirateurs du héros de la grande guerre. Je subodore dans l'un des commentaires que, sinon moi, du moins le nom que je porte est directement interrogé sur cette question des Français israélites (ou "Juifs français"), et des juifs issus récemment d'Allemagne et d'Europe de l'est, avec des francs-maçons, des communistes, des personnes, ou des familles, ou des groupes victimes de persécution, notamment par les partisans du National-Socialime (mais aussi par Staline)... Ecrivant cela, je suis conscient en faisant bref d'être presque caricatural.

Avant de poursuivre, j'indique à Allegra qui cite Pierre Masse, que mon grand-père, chef de bataillon d'infanterie, a été tué à Neuville-St Vaast (mai 1915), là où s'est vaillamment comporté le frère de Pierre Masse. Mon grand-père est dans une fosse commune à Neuville-St Vaast.

Notre ami j.michel (ou j.michelon) insiste sur cette distinction entre nationaux et métèques (ce mot me fait horreur, et ce n'est pas récent), et comme il lui est arrivé de lire "Le Petit Journal" et a suivi il y a quelques semaines l'excellente émission "Répliques" de Finkielkraut sur le "colonel de La Rocque" (France-Culture), il sait que ce leader politique de droite patriotique social-chrétienne s'est, avant-guerre, commis et compromis dans cette notion de refus d'immigration, d'accueil de n'importe qui... fut-ce de Juifs, provenant de ces pays... Il se trouve que ce même homme, rallié au régime de Pétain dont il ne croyait pas qu'il en viendrait à la "collaboration" (rien n'est simple ni manichéen !...) a, dès la promulgation du "statut des juifs" fait connaître publiquement sa réprobation. Cela amorce d'ailleurs sa rupture avec Pétain et son anglotropisme de futur résistant : cette politique "raciale" en phase avec l'occupant et la non préparation d'une armée de libération nationale partant de l'Empire et trouvant ses relais (arsenaux) sur le territoire hexagonal.

Au passage, pour être clair, je ne suis pas un de ses descendants, et même le serais-je (c'est une... très nombreuse famille !), je n'ai pas à assumer les conséquences d'idées, d'écrits, voire d'actes dont je peux dire qu'ils sont à l'opposé de mes valeurs et de mes engagements. D'ailleurs, sa lignée est plutôt humaniste et lui-même, violemment, méchamment, combattu par l'Action française, les Camelots du Roi, les Francistes... était bien le seul de sa famille à n'être point maurrassien.

Dernier point, on mesure mieux à quel point le maurrassien (d'éducation et de famille) Charles de Gaulle a été grand à partir de juin 40 en préservant la République (il détestait le "régime des partis", mais il a tout fait pour représenter la continuité de la République puis la réinstaller en 1944). »

Écrit par : BL | 13/10/2014



Réponse refoulée de j.michel :
«  à celui qui voudrait défendre la mémoire de la famille LR. Oui le fiel du colonel de La Rocque envers les "métèques" car c’est ainsi qu’il les appelait (Maurice Rajsfus "Sois Juif et tais-toi ! 1930-1940 – Les Français « Israélites » face au nazisme", pages 87-88, citation sur mon blog) et c’est aussi ainsi que continuaient à les appeler certains souchiens après 44, ceux qui venaient manger le pain des bons français (un sketch de Fernand Raynaud, note pour les mercenaires de l’Oniten qui ne connaissent dans doute pas ce sketch). Tiré de la mémoire d’un des leurs pour lequel un blogueur bien intentionné envers ces gens là inventa le bon mot de "pantalonnade" pour la résistance du pantalon !

Et la dénaturalisation des mauvais français est à nouveau à l’ordre du jour chez certains (et certaine) politiques. Alors, lesdites "valeurs" du LR, en contradiction avec certains de ses dires…

Et si on veut remonter à 14-18 pour faire du Caquebook, un de mes grands pères y est mort dans l’armée d’un pays allié à la France et l’autre fut blessé au poumon. Ça vous suffit comme références de patriotisme ? Mais moi je ne tire pas gloire du patriotisme de mes ancêtres : je n’y étais pas et n’y suis donc pour rien. Simplement je n’aime pas beaucoup qu’on les insulte ou qu’on les moque comme le LR de la nobserverie.

Pour l’anecdote, en tronquant et sortant du contexte, une jmichoutude comme dirait l’autre, citation du LR à deux lignes d’écart : « idées, écrits, voire actes dont je peux dire qu'ils sont à l'opposé de mes valeurs (…) sa lignée est plutôt humaniste », donc ses valeurs sont bien à l’opposé de l’humanisme, puisque c’est le pontificateur bouffi qui le dit. CQFD, on y voit toute l’ambiguité de sa pensée :-) »



 

Sur le même sujet :
"Le colonel de La Rocque et la dénaturalisation des juifs"
"Bruno de La Rocque, valeurs affichées, valeurs réelles"
"Bruno de La Rocque demande et obtient la censure"

 

Pour les commentaires, c’est ici.