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30/07/2017

Cherche femme diplômée, vraiment ?


Amélioration de l’emploi des femmes (quantitative et qualitative), toute solution passe par une augmentation des budgets de l’État et/ou des collectivités locales, et donc ce n’est pas pour demain.

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Interview d’Annie Dussuet, sociologue :

"Pôle emploi ne propose pas aux hommes de devenir garde d’enfants"



Extrait :
« Ensuite, il faut se demander : un diplôme pour quoi faire ? En ce qui concerne l’accompagnement des personnes âgées, que je connais mieux que la petite enfance, il faut savoir que les employeurs ne cherchent pas forcément à recruter des profils diplômés. Dans ces secteurs, le frein que constitue l’absence de diplôme est largement surévalué car, du fait des conventions collectives, un diplôme correspond à un salaire supérieur. Or les employeurs ne veulent (et souvent ne peuvent…) pas payer plus ! Le CAP "petite enfance" est demandé dans certains services collectifs (crèches, haltes garderies…) mais pour garder des enfants à domicile, il n’est pas obligatoire. Bref, dans ces secteurs où on peut entrer sans diplôme, avoir une VAE apporte certes, une rémunération un peu supérieure au niveau du Smic, (c’est important dans ces secteurs qui payent mal), mais ne permet pas toujours d’être embauché, et peut même plutôt constituer un obstacle. »





28/07/2017

Le cancre et le bon élève de la Nobserverie


C’était dans la classe de la maîtresse(*) Hélène Van Camp. Le cancre immédiatement repéré par la maîtresse était le teneur du présent blog devenu naturellement la tête de turc des élèves lèche-culs. Le bon élève était Thierry Semo qui se disait frère de Binjamin Wilkomirski, auto-titré manieur de mots pour ses histoires autobiographiques. Et sa meilleure muse était justement le cancre qui lui inspira cette nouvelle :

13.03.2010

Et une douzaine pour la 5 !



« Moi j'ai connu la guerre ! La 2007–2010 ! La guerre d'Abou contre Abou, qu'on a encore appelée la Guerre des Nerfs... Je viens de décider unilatéralement d'y mettre un terme. Il me faut tourner la page, cesser mon feu. Je sais que je n'arriverai plus à rien contre moi-même, seulement me faire souffrir encore. Et faire souffrir encore au dehors, évidemment !
Je me suis signé un armistice, au Revenez-y, à 16h30. Le Revenez-y est le bar qui fait l'angle de la rue Muller et de la rue de Clignancourt, aujourd'hui un écailler y avait installé son étal et proposait la douzaine de bonnes grosses huîtres pour 10 €. C'est ça qui m'a décidé. J'aime beaucoup les huîtres, j'ai passé commande. Prenant place à ma table dans le fond de la salle je me suis soudain interrogé :
‟Et si je me faisais la paix ?ˮ
Quand l'assiette de l'écailler s'est retrouvée devant moi avec le verre de Chablis gracieusement offert, la vision surprenante que j'ai eu de ces mollusques reposant au fond de leur eau, mollusques tranquilles, paisibles, sages je dirais, au final mollusques confiants, voilà, confiants - tout l'opposé de ce que je ressens généralement dans mon être tourmenté - cette vision m'est apparue comme la confirmation magistrale, le signe que les temps étaient advenus. C'est possible me suis-je dit, vois ici la beauté offerte, ces verts pâles et ces nacres, vois le laiteux des chairs comme un chant pastoral, vois, comprends, et rejoins la paix des huîtres !
J'ai beurré le pain en idéographe chinois, j'ai piqué le citron en invoquant Ton Nom,
Et je me suis fait la paix !
Je me la suis gobée pour être plus précis. Calmement, consciencieusement, avec de la sauce à l'échalote aussi un peu, mais je préfère quand même le citron.
J'ai d'abord gobé mes rancœurs. Bien grasses mes rancœurs, à vous étouffer, telle parole blessante, tel rire un peu hautain, même ce petit sourire condescendant lorsqu'il s'agrippe à votre mémoire et vous triture le cœur, des heures et des heures ! Que cela qui s'est dit, s'est dévoilé et qui m'a blessé, que cela rejoigne à jamais le grand océan aux algues lentes, aux remous d'indifférence.
Pain, beurre, citron.
J'ai gobé mes lâchetés. On se trouve parfois pris dans des courants contraires, et voilà que le sable tourbillonne, aveugle. Le petit poisson se met alors à frayer avec les poissons-loups pour conjurer sa peur, ou bien se cache, tremblant, derrière un rocher. Lâcher prise, lâcher toutes mes méprises, oublier même mes lâchetés.
Pain, beurre, citron.
J'ai gobé ma colère. Gobée je l'ai, ma colère ! Paix des huîtres, paix sous mèr aux enfants du silence. Pain, beurre, citron.
J'ai tout gobé vous dis-je, de cela qui m'a fait mal, et du mal que j'ai fait.
J'ai même gobé la raison, la saleté de raison. Il faut raison jeter par dessus les blés, s'astreindre à vivre en toute déraison. Pain, beurre, citron.
J'ai encore gobé quelques illusions, qui me collaient.
Et enfin je me suis senti en paix.
La dernière huître, petite huître dans l'assiette, comme une offrande, m'offrait sa rédemption, j'ai hésité, j'avais déjà tout gobé, tiens celle-là c'est pour j.michel j'ai pensé en souriant. Toute fine, bien maigre. Un petit goût, quand même...

Quand K est rentrée au soir à l'appartement j'étais enfermé dans les toilettes, tremblant, le front trempé de sueur. Je me vidais, excusez-moi. En geignant.
Elle a toqué contre la porte, inquiète ‟Ca va pas, Abou ?ˮ
‟Je m'ai fait la paixˮ j'ai réussi à marmonner.
‟Tu t'es fait lapider, Abou ?ˮ qu'elle s'est exclamée ! ‟Dans la rue ?ˮ
‟Non, la paix, la paz, je me suis signé la paix … En dégustant des huîtres au Revenez-y, cet aprem !"
‟Ah d'accord, et elles étaient pas fraîches c'est ça ? Oh la la, Abou, pauvre chou !ˮ
‟Non, elles étaient très bonnes, juste la dernière, mais j'ai pas fait gaffe, la petite dernière tu comprends ! La j.michel !ˮ
‟La j.michel, comme j.michel, celui du blog ?ˮ
‟Ouais, celui-là.ˮ
‟Ah zut ! Et la paix alors Abou ?ˮ
Ben c'est pas gagné... »



 
 

Pour en savoir plus sur la distribution des rôles :

"La secte à Kamile "

 

(*) appelée à la barre comme témoin de moralité par Bruno de La Rocque, bien connue pour être une excellente maîtresse des malhonnêtetés.


26/07/2017

La Présidente de l’Assemblée Nationale nous parle du gouverneur (de la France)


carole-bureau-bonnard.jpg

C’est assez bonnard, sauf que pour le fonctionnement du bureau de l’Assemblée Nationale, c’est plutôt brouillon. Ce jour là Carole Bureau-Bonnard présidait l'Assemblée Nationale.



lu dans le rapport officiel des débats :
« Mme la présidente. Je prends note de votre remarque, monsieur le député. J’ai simplement omis de rappeler l’avis de la commission et du Gouvernement. »


mais en vidéo :
 




 

la vraie citation est :
« lorsque j’ai fait l’appel au vote je n’ai pas rappelé les avis ni de la commission ni du gouverneur »